Un virement que vous n’avez jamais autorisé est apparu sur votre compte. Votre banque répond que « l’opération a été validée » via une authentification forte et refuse, ou tarde, à vous rembourser. L’angoisse monte, d’autant que les fraudeurs utilisent aujourd’hui des stratagèmes sophistiqués (usurpation d’identité, écrans piégés, redirections d’IBAN…). Dans ces situations, deux réflexes sont décisifs : agir immédiatement et s’appuyer sur les textes qui encadrent très strictement la responsabilité de la banque et vos droits au remboursement.
Notre outil vous accompagne précisément à ces deux niveaux : d’abord en identifiant instantanément les articles applicables à votre cas, ensuite en générant et en expédiant une mise en demeure personnalisée, solide juridiquement et envoyée dans les bonnes formes. L’objectif : obtenir le rétablissement de votre compte au plus vite, ou enclencher des pénalités si la banque tarde.
D’abord, la loi vous impose de signaler sans tarder la perte, le vol, le détournement ou l’utilisation non autorisée de l’instrument de paiement, afin d’en demander le blocage. C’est un point clé pour protéger vos droits.
Article L133-17 (Code monétaire et financier)
« Lorsqu'il a connaissance de la perte, du vol, du détournement ou de toute utilisation non autorisée […] l'utilisateur […] en informe sans tarder […] aux fins de blocage de l'instrument. »
À compter de cette information, vous ne supportez plus les conséquences financières des utilisations frauduleuses, sauf si vous avez agi vous-même de manière frauduleuse.
Article L133-20 (Code monétaire et financier)
« Après avoir informé […] aux fins de blocage de l'instrument de paiement, le payeur ne supporte aucune conséquence financière […] sauf agissement frauduleux de sa part. »
Ensuite, le principe est le remboursement immédiat du virement non autorisé, au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant la notification, avec rétablissement du compte comme si l’opération n’avait jamais eu lieu. La banque ne peut s’y soustraire que si elle a de bonnes raisons de soupçonner une fraude de votre part, raisons qu’elle doit communiquer par écrit à la Banque de France.
Article L133-18 (Code monétaire et financier)
« En cas d'opération de paiement non autorisée […] le prestataire […] rembourse […] le montant de l'opération non autorisée […] au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant, sauf s'il a de bonnes raisons de soupçonner une fraude […] et s'il communique ces raisons par écrit à la Banque de France. Le cas échéant, [il] rétablit le compte débité dans l'état où il se serait trouvé si l'opération […] n'avait pas eu lieu. »
En cas de retard de remboursement, des intérêts majorés s’appliquent de plein droit, avec une majoration progressive au-delà de 7 puis 30 jours. Notre outil calcule automatiquement ces intérêts à réclamer et les intègre dans votre mise en demeure.
La banque doit aussi pouvoir prouver – sur votre demande – que vous l’avez bien informée de l’incident. Exigez ce justificatif si nécessaire : il consolide votre dossier.
Article D133-3 (Code monétaire et financier)
« […] le prestataire de services de paiement fournit au client, sur demande […] et pendant dix-huit mois […] les éléments lui permettant de prouver que ce dernier a procédé à [l’]information. »
Côté sécurité, les opérations de virement doivent être protégées par une authentification forte, fondée sur au moins deux facteurs, et le code d’authentification doit être lié de manière spécifique au montant et au bénéficiaire. Si vous n’avez pas été clairement informé de ces éléments, ou si le code a pu être réutilisé ou détourné, cela pose question sur la conformité des contrôles de la banque.
Article 4 (Arrêté du 14 janvier 2019)
« L'authentification est fondée sur deux ou plusieurs éléments […] et donne lieu à la génération d'un code d'authentification. Le code […] n'est accepté qu'une seule fois […]. »
Article 5 (Arrêté du 14 janvier 2019)
« Le payeur est informé du montant de l'opération de paiement et du bénéficiaire ; le code d'authentification généré est spécifique au montant […] et au bénéficiaire […]. Toute modification du montant ou du bénéficiaire entraîne l'invalidation du code […]. »
S’il arrive que la banque n’applique pas l’authentification forte, c’est uniquement dans des cas calibrés de « faible niveau de risque » et après une analyse de risque en temps réel. Sinon, l’authentification forte demeure la règle.
Article 18 (Arrêté du 14 janvier 2019)
« Les prestataires […] sont autorisés à ne pas appliquer l'authentification forte du client lorsque le payeur initie une opération […] présentant un faible niveau de risque […]. »
Au-delà de chaque opération, les établissements doivent maintenir leurs taux de fraude sous des seuils de référence, preuve que la prévention et la détection des fraudes leur incombent.
Article 19 (Arrêté du 14 janvier 2019)
« […] le prestataire […] veille à ce que les taux de fraude globaux […] soient équivalents ou inférieurs au taux de référence […]. »
Concrètement, votre meilleure protection juridique est d’agir vite et par écrit. Notre outil rassemble en quelques minutes les textes applicables, structure vos faits (dates, notifications, réponses reçues), calcule les intérêts de retard prévus par la loi et génère une mise en demeure personnalisée exigeant le remboursement et le rétablissement du compte, ou, à défaut, l’application des pénalités.
Un virement frauduleux n’est pas une fatalité. Si vous signalez l’incident sans tarder, la banque doit, sauf soupçon étayé de fraude de votre part, vous rembourser immédiatement et remettre votre compte dans son état initial. L’authentification forte et ses règles strictes – information du montant et du bénéficiaire, code spécifique et non réutilisable – sont autant d’obligations qui pèsent sur l’établissement. En cas d’inaction ou de retard, des intérêts majorés s’ajoutent à votre créance.
Agissez vite, exigez les preuves utiles, et appuyez-vous sur les textes. Notre outil sécurise chaque étape : recherche juridique intelligente, argumentaire clair et envoi d’une mise en demeure fiable pour faire valoir, sans détour, vos droits face à la banque.