Vous découvrez un prélèvement SEPA inconnu sur votre compte. Vous n’avez rien signé, vous ne reconnaissez pas le bénéficiaire, pourtant l’argent est parti. L’inquiétude est légitime, d’autant qu’un créancier peut représenter un prélèvement à plusieurs reprises et que des frais bancaires s’ajoutent parfois à la somme débitée. La question centrale est simple : cet ordre de paiement repose-t-il sur votre autorisation valable (le mandat) ? Si ce n’est pas le cas, vous devez agir rapidement pour stopper les débits et obtenir la restitution des sommes.
Le droit du paiement par prélèvement repose sur une logique claire et accessible : le prélèvement n’existe que parce que vous avez autorisé un tiers à donner l’ordre de débiter votre compte. À défaut, l’opération est irrégulière. Concrètement, contestez auprès de votre banque et du bénéficiaire, exigez la cessation des débits et le remboursement, puis formalisez votre demande par une mise en demeure. C’est précisément là que notre outil fait la différence : en quelques minutes, il identifie les textes utiles et génère une mise en demeure personnalisée et fiable qui fait bouger les lignes.
Le cadre juridique du prélèvement SEPA commence par la définition même du service. Le texte précise que l’opération repose sur votre autorisation, c’est-à-dire un mandat donné au bénéficiaire. Sans cette autorisation, l’ordre de paiement n’a pas de base valable.
Article D312-1-1 du Code monétaire et financier
« 10° Prélèvement (frais par paiement d'un prélèvement SEPA) : le client autorise un tiers (le bénéficiaire) à donner instruction à l'établissement qui tient le compte de ce client de virer une somme d'argent du compte du client vers celui du bénéficiaire. »
« 11° Prélèvement (frais de mise en place d'un mandat de prélèvement SEPA) : le client autorise un tiers (le bénéficiaire) à donner instruction à l'établissement qui tient le compte de ce client de virer une somme d'argent du compte du client vers celui du bénéficiaire. »
« 12° Commission d'intervention : somme perçue par l'établissement pour l'intervention en raison d'une opération entrainant une irrégularité de fonctionnement du compte nécessitant un traitement particulier (...). »
« 15° Frais de rejet de prélèvement pour défaut de provision : le compte est débité des frais perçus par la banque quand le solde disponible du compte est insuffisant (...). »
Ce rappel est doublement utile. D’une part, il confirme qu’un prélèvement sans mandat est irrégulier. D’autre part, il éclaire les risques en cas d’inaction : une opération non souhaitée peut entraîner des irrégularités de compte, des rejets et des frais. Agir vite, c’est limiter ces coûts et rétablir la situation.
Si, après votre demande, le remboursement tarde, le droit commun des obligations vous protège. Dès votre mise en demeure, des intérêts au taux légal sont dus, sans que vous ayez à prouver un préjudice particulier. Cela incite le débiteur (banque ou bénéficiaire selon le cas) à rembourser promptement.
Article 1231-6 du Code civil
« Les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d'une obligation de somme d'argent consistent dans l'intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure.
Ces dommages et intérêts sont dus sans que le créancier soit tenu de justifier d'aucune perte.
Le créancier (...) peut obtenir des dommages et intérêts distincts de l'intérêt moratoire. »
Et si, malgré tout, il faut obtenir une décision de justice, le retard d’exécution d’un jugement est lui aussi financièrement sanctionné. Deux mois après que la décision est exécutoire, le taux légal est majoré de cinq points, sauf décision contraire du juge.
Article L313-3 du Code monétaire et financier
« En cas de condamnation pécuniaire par décision de justice, le taux de l'intérêt légal est majoré de cinq points à l'expiration d'un délai de deux mois à compter du jour où la décision de justice est devenue exécutoire (...). »
N’attendez pas trop pour agir. En matière d’actions personnelles, le délai de prescription est de cinq ans à compter du jour où vous avez connu les faits vous permettant d’agir. Cela signifie qu’un prélèvement inconnu découvert aujourd’hui ouvre, en principe, un délai de cinq ans pour réclamer les sommes.
Article 2224 du Code civil
« Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer. »
Enfin, la qualité et la précision de vos demandes font la force de votre dossier. Le juge statue sur ce qui est demandé, et seulement sur cela. D’où l’importance de cibler les bons textes et de formuler clairement vos prétentions.
Article 4 du Code de procédure civile
« L'objet du litige est déterminé par les prétentions respectives des parties. »
Article 5 du Code de procédure civile
« Le juge doit se prononcer sur tout ce qui est demandé et seulement sur ce qui est demandé. »
C’est exactement ce que facilite notre outil. Sa recherche juridique intelligente vous aide à identifier rapidement les dispositions pertinentes, puis à cadrer vos demandes. Sa mise en demeure personnalisée fixe un calendrier, rappelle les intérêts dus en cas de retard et montre votre sérieux. Résultat : davantage de remboursements amiables, plus rapides, et, au besoin, un dossier prêt pour aller plus loin.
Un prélèvement SEPA inconnu n’est pas une fatalité. Parce que le prélèvement repose sur votre autorisation, l’absence de mandat rend l’opération irrégulière et justifie la restitution des sommes. Agir vite évite les frais annexes, enclenche le décompte des intérêts au taux légal après mise en demeure et, si nécessaire, prépare une action judiciaire où les retards d’exécution sont financièrement pénalisés. Pour aller à l’essentiel sans vous perdre dans les textes, appuyez-vous sur notre outil : il repère en un instant les règles applicables et génère l’envoi d’une mise en demeure claire, complète et fiable. Vous reprenez le contrôle, vous faites cesser les débits contestés et vous maximisez vos chances d’être remboursé rapidement.