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Photos de l’enfant sur les réseaux : parent opposé, que faire ?

Famille & Personnes
21 décembre 2025

I. La problématique

Publier les photos de son enfant sur les réseaux semble anodin… jusqu’au jour où l’autre parent s’y oppose. Que faire alors ? Derrière une image se jouent des droits essentiels: l’intimité de l’enfant, sa réputation future, et l’exercice conjoint de l’autorité parentale. Le désaccord peut vite s’envenimer, surtout en cas de séparation, et l’inaction fige des contenus qui se diffusent et se recopient. Il faut donc agir vite, mais sereinement, en rappelant les règles applicables et en privilégiant une solution ferme et proportionnée.

Notre outil a été conçu pour vous y aider dès les premières minutes: une recherche juridique intelligente pour identifier les textes réellement applicables à votre cas, puis la génération et l’envoi d’une mise en demeure personnalisée et fiable pour obtenir le retrait des photos ou prévenir toute nouvelle publication.


II. Ce que dit le droit

Le point de départ est clair: les parents doivent protéger ensemble l’image de leur enfant. Le Code civil l’affirme sans ambiguïté et insiste aussi sur la place de l’enfant dans la décision.

Extrait de l’Article 372-1 du Code civil
« Les parents protègent en commun le droit à l'image de leur enfant mineur, dans le respect du droit à la vie privée mentionné à l'article 9.
Les parents associent l'enfant à l'exercice de son droit à l'image, selon son âge et son degré de maturité. »

Concrètement, publier une photo d’un mineur n’est pas un geste banal: c’est une exposition de son image et un traitement de ses données personnelles. Le principe “en commun” signifie qu’un parent ne devrait pas décider seul d’une diffusion, a fortiori lorsque l’autre s’y oppose. Et parce que l’enfant grandit, son avis compte de plus en plus; il doit être associé à la décision, de manière adaptée à son âge et à sa maturité.

Le droit du numérique confirme cette vigilance. Pour les services en ligne, la loi française fixe l’âge à partir duquel un mineur peut consentir seul à un traitement de données le concernant. En deçà, le consentement doit être construit avec l’autorité parentale.

Extrait de l’Article 45 de la Loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés
« … un mineur peut consentir seul à un traitement de données à caractère personnel en ce qui concerne l'offre directe de services de la société de l'information à compter de l'âge de quinze ans.
Lorsque le mineur est âgé de moins de quinze ans, le traitement n'est licite que si le consentement est donné conjointement par le mineur concerné et le ou les titulaires de l'autorité parentale…
Le responsable de traitement rédige en des termes clairs et simples, aisément compréhensibles par le mineur, les informations et communications relatives au traitement qui le concerne. »

Deux conséquences pratiques se dégagent. D’abord, si l’enfant refuse la publication — et plus encore s’il est proche ou au-delà de 15 ans — son opposition doit être prise très au sérieux. Ensuite, même lorsque c’est un parent qui publie sur son propre compte, la logique de protection conjointe s’applique: en cas de désaccord, il est prudent de s’abstenir de publier et de retirer les contenus déjà en ligne.

Côté obligations, le parent qui diffuse doit, au minimum, rechercher l’accord de l’autre, associer l’enfant à la décision, et respecter sa vie privée. Persister malgré l’opposition de l’autre parent, c’est prendre le risque d’une atteinte au droit à l’image et à la vie privée de l’enfant. À terme, cela peut conduire à une contestation et à une décision ordonnant le retrait des contenus, avec les conséquences qui en découlent.

En pratique, mieux vaut documenter les échanges et formaliser rapidement votre position. C’est précisément là que notre service fait la différence. Notre recherche juridique intelligente vous livre instantanément les textes applicables, comme l’article 372-1 du Code civil et l’article 45 de la loi de 1978, dans une version claire et exploitable. Puis, vous pouvez générer une mise en demeure personnalisée, juridiquement fondée et adaptée à votre situation (envoi au parent concerné, rappel des obligations, demande de retrait, interdiction de republier sans accord). L’objectif est d’obtenir un arrêt net des publications et la suppression des photos, sans escalade inutile.

Si la situation bloque malgré tout, vous conservez la main: vos démarches écrites, structurées et argumentées, faciliteront une saisine judiciaire, si elle devient nécessaire. À l’inverse, l’inaction fige des contenus qui se répliquent, banalisent l’atteinte à la vie privée de l’enfant et compliquent tout retrait ultérieur.


Conclusion

Quand un parent s’oppose à la publication de photos de l’enfant sur les réseaux, le droit vous soutient: l’image se protège “en commun” et l’enfant doit être associé à la décision. En cas de désaccord, l’abstention et le retrait des contenus s’imposent par prudence et par respect de la vie privée du mineur. N’attendez pas que la situation s’enkyste: notre outil vous permet d’identifier immédiatement les textes applicables, puis d’adresser une mise en demeure personnalisée et fiable pour faire cesser les publications et obtenir la suppression des photos. C’est la voie la plus rapide, la plus proportionnée et la plus protectrice de l’enfant… et de votre coparentalité.

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