Vous repérez un produit en rayon à un prix attractif. Arrivé à la caisse, le montant est plus élevé. Faut-il accepter ou le magasin doit-il appliquer le prix affiché ? Derrière ce cas très courant se cachent des règles de base: le professionnel doit afficher les prix de façon visible, claire et cohérente avec ce qu’il encaisse. En cas d’écart, vous pouvez contester, demander l’application du prix annoncé ou le remboursement du trop-perçu. La clé, en pratique, est d’identifier les textes applicables et de réunir la preuve du prix affiché. C’est précisément là que notre outil est utile: il retrouve les règles pertinentes et vous aide à formaliser une mise en demeure solide si le magasin refuse de s’exécuter.
Le prix doit être porté à la connaissance du consommateur par un affichage adapté en magasin. Ce principe fondateur est posé par un texte ancien mais toujours essentiel:
Ordonnance n° 45-1483 du 30 juin 1945 relative aux prix — Article 33
« La publicité des prix est assurée à l'égard du consommateur par voie de marquage, d'étiquetage, d'affichage ou par tout autre procédé approprié. »
Au-delà de l’existence d’un affichage, le droit exige que l’information prix soit claire et non ambiguë. Cette exigence vaut notamment pour les acteurs qui vendent en ligne, mais elle exprime un standard général de loyauté de l’information tarifaire:
Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique — Article 19
« […] dès lors qu’elle mentionne un prix, [une personne exerçant l’activité visée] doit indiquer celui-ci de manière claire et non ambiguë, et notamment si les taxes et les frais de livraison sont inclus. »
Quand le prix encaissé ne correspond pas au prix annoncé, on se trouve face à un manquement à l’information sur les prix. Le Code de la consommation prévoit une sanction administrative spécifique en cas de non-respect des règles d’affichage et d’information tarifaire:
Code de la consommation — Article L131-5
« Tout manquement aux dispositions de l'article L. 112-1 […] est passible d'une amende administrative dont le montant ne peut excéder 3 000 euros pour une personne physique et 15 000 euros pour une personne morale. »
Si l’écart en caisse provient de « frais » ajoutés sans information préalable — par exemple une surtaxe non annoncée — le consommateur n’y est pas tenu:
Code de la consommation — Article L221-6
« Si le professionnel n'a pas respecté ses obligations d'information concernant les frais supplémentaires […], le consommateur n'est pas tenu au paiement de ces frais. »
Lorsque des erreurs d’affichage répétées conduisent à des ventes, la situation peut franchir un cap et relever de pratiques commerciales trompeuses. Dans ce cas, la loi aggrave les peines:
Code de la consommation — Article L132-2-1
« Lorsque les pratiques commerciales trompeuses […] ont été suivies de la conclusion d'un ou de plusieurs contrats, la peine d'emprisonnement […] est portée à trois ans. »
Pour faire valoir vos droits, la preuve compte. Conservez votre ticket, prenez une photo du prix en rayon, notez l’heure et le magasin. La charge de la preuve est encadrée par le Code civil:
Code civil — Article 1353
« Celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. »
Concrètement, si le prix affiché était clair et non ambigu, vous disposez d’arguments solides pour exiger l’application de ce prix ou le remboursement de la différence. À défaut de réaction du magasin, vous pouvez formaliser une réclamation écrite. Le professionnel doit d’ailleurs communiquer des coordonnées permettant un contact rapide et le traitement des réclamations, ce qui facilite vos démarches. En cas de préjudice supplémentaire (temps perdu, déplacements, achats contraints), une action en responsabilité peut aussi être envisagée sur le fondement de la faute et du dommage, en fonction des éléments que vous pourrez établir.
À chaque étape, notre outil vous fait gagner du temps et sécurise vos démarches. Il identifie instantanément les textes applicables à votre situation et génère une mise en demeure personnalisée, juridiquement argumentée, que vous pouvez envoyer au magasin pour réclamer l’application du prix affiché ou le remboursement du trop-perçu. Cette lettre structurée rappelle les obligations légales, les risques de sanction et met le professionnel face à ses responsabilités, ce qui débloque souvent la situation sans contentieux.
Un prix en caisse plus élevé que le prix en rayon n’est pas une simple « maladresse » sans conséquence. Le professionnel doit afficher un prix de manière visible, claire et cohérente, et l’écart à l’encaissement expose à des risques juridiques: amende administrative pour manquement à l’information sur les prix et, dans les cas les plus graves, qualification pénale liée à des pratiques trompeuses. Pour vous, l’enjeu est double: récupérer la différence et faire cesser la pratique. Agissez vite, gardez des preuves et formalisez votre demande. Avec notre outil, vous identifiez immédiatement les règles utiles, puis vous générez et envoyez une mise en demeure fiable et personnalisée. En cas d’inaction, vous risquez de supporter le surcoût, de perdre des preuves et de laisser perdurer une pratique préjudiciable. À l’inverse, une demande claire, motivée et documentée maximise vos chances d’obtenir l’application du prix affiché ou un remboursement rapide.