Vous avez rendu les clés, l’état des lieux de sortie est fait… mais votre dépôt de garantie n’est toujours pas restitué. Le bailleur peut déduire des sommes réellement dues (loyers, charges régularisées, réparations locatives justifiées), mais il ne peut ni retenir indéfiniment, ni garder une somme « par précaution » sans preuve. Le temps joue contre vous : plus vous attendez, plus les justificatifs se perdent et vous vous exposez à une prescription de votre action. Surtout, la loi prévoit une majoration en cas de retard, encore faut-il la réclamer clairement et à temps.
Agir vite et avec méthode est clé. Notre outil vous aide à identifier immédiatement les textes applicables à votre cas (délai d’un ou deux mois, possibilité de retenue de 20 % en copropriété, justificatifs exigibles) et à générer puis envoyer une mise en demeure personnalisée et fiable, qui chiffre précisément ce qui vous est dû (dépôt, solde de charges, majoration légale de retard).
Le principe est simple : le dépôt de garantie doit être restitué dans un délai légal, sauf déductions dûment justifiées. Ces délais varient selon la concordance entre les états des lieux d’entrée et de sortie, et un aménagement existe pour les immeubles en copropriété.
Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 – Article 22
« Il est restitué dans un délai maximal de deux mois à compter de la remise […] des clés […] déduction faite, le cas échéant, des sommes restant dues au bailleur […] sous réserve qu'elles soient dûment justifiées. […]
Il est restitué dans un délai maximal d'un mois […] lorsque l'état des lieux de sortie est conforme à l'état des lieux d'entrée […].
Lorsque les locaux loués se situent dans un immeuble collectif, le bailleur […] peut […] conserver une provision ne pouvant excéder 20 % du montant du dépôt de garantie jusqu'à l'arrêté annuel des comptes de l'immeuble. […]
A défaut de restitution dans les délais prévus, le dépôt de garantie restant dû au locataire est majoré d'une somme égale à 10 % du loyer mensuel en principal, pour chaque période mensuelle commencée en retard. »
Autrement dit, passé un mois (si les états des lieux concordent) ou deux mois (dans les autres cas), la somme non rendue est automatiquement majorée de 10 % du loyer mensuel par mois commencé. Le bailleur doit aussi justifier ses retenues par des pièces (états des lieux, devis/factures, décomptes de charges). En copropriété, il peut retenir au plus 20 % du dépôt jusqu’à l’approbation des comptes, et doit régulariser ensuite. Le point de départ des délais est la remise des clés, à laquelle vous devez communiquer votre nouvelle adresse.
Le montant du dépôt varie selon le type de bail. Pour une location nue, il est plafonné à un mois de loyer hors charges. Pour un meublé, le plafond est différent :
Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 – Article 25-6
« Par dérogation à l'article 22, le montant du dépôt de garantie exigible par le bailleur est limité à deux mois de loyer en principal. »
Les déductions sont strictement encadrées. Seules les sommes réellement dues peuvent être prélevées. Les dégradations qui excèdent l’usure normale sont à la charge du locataire, mais la vétusté, un vice de construction ou la faute du bailleur ne peuvent justifier une retenue.
Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 – Article 7 (c)
« [Le locataire est obligé] de répondre des dégradations et pertes […] à moins qu'il ne prouve qu'elles ont eu lieu par cas de force majeure, par la faute du bailleur ou par le fait d'un tiers qu'il n'a pas introduit dans le logement. »
En cas de litige, la loi encourage une démarche écrite préalable, puis, si nécessaire, la saisine d’une instance de conciliation avant le juge. Cela formalise votre demande, fixe les délais et sert de preuve.
Arrêté du 29 mai 2015 (notice d’information annexée aux baux)
« Lorsqu'il existe un litige, il est conseillé d'adresser un courrier recommandé avec accusé de réception à l'autre partie relatant les faits […]. »
La même notice rappelle que la conciliation est possible pour le dépôt de garantie :
« En cas de litige relatif au dépôt de garantie, la commission départementale de conciliation pourra être saisie. »
Enfin, n’attendez pas indéfiniment : les actions locatives se prescrivent en principe par trois ans, ce que rappelle la notice (art. 7-1 mentionné).
« En matière locative, la durée au-delà de laquelle une action en justice n'est plus recevable est en principe de trois ans. »
C’est précisément pour cela que notre outil vous guide pas à pas : vérification des délais et pièces, calcul automatique de la majoration de 10 %, rappel des exceptions (retenue de 20 % en copropriété), puis rédaction et envoi d’une mise en demeure solide juridiquement, prête à produire devant la commission de conciliation ou le tribunal si nécessaire.
Le dépôt de garantie n’est ni un filet de sécurité illimité pour le bailleur, ni une somme que vous devez « laisser filer ». La loi fixe des délais de restitution, exige des justificatifs précis pour toute retenue et prévoit une majoration de 10 % du loyer mensuel par mois de retard. Plus vous agissez tôt, plus votre dossier est simple à défendre, et moins vous risquez la prescription ou la perte de preuves.
Avec notre outil, vous identifiez immédiatement les règles applicables à votre situation, vous chiffrez exactement ce qui est dû et vous adressez une mise en demeure personnalisée et fiable. Vous mettez ainsi toutes les chances de votre côté pour obtenir rapidement la restitution de votre dépôt — et, le cas échéant, la majoration légale pour retard.