Un “trop-perçu” CAF tombe rarement au bon moment. Vous recevez une notification d’indu, on vous réclame plusieurs centaines d’euros, parfois des mois après les versements. S’ajoutent vite les questions essentielles : l’indu est-il fondé ? Sur quelle base juridique ? Dans quels délais réagir ? Et surtout, comment éviter des retenues automatiques sur vos prestations à venir (allocations familiales, prime d’activité, APL, RSA, AAH…) qui déstabiliseraient votre budget.
Agir vite est déterminant. Le droit encadre strictement la procédure de récupération et vous offre des leviers efficaces si vous les utilisez à temps : demande de rectification, contestation devant la commission de recours amiable (CRA), échéancier, voire demande de remise. Notre outil vous guide pas à pas, identifie les textes applicables à votre situation et génère une mise en demeure personnalisée pour exiger un réexamen et sécuriser vos droits.
D’abord, la CAF (ou l’organisme payeur) doit vous notifier l’indu avec précision et vous informer de vos recours. Le texte de référence détaille ce que doit contenir cette notification, votre droit à demander une correction rapide et les conditions d’un échéancier.
Extrait du Code de la sécurité sociale — article R133-9-2
« La notification […] précise la nature et la date du ou des versements en cause, le montant des sommes réclamées et le motif justifiant la récupération de l’indu ; indique […] la possibilité […] dans un délai de vingt jours […] de demander la rectification […], [et] la possibilité pour l’organisme […] de récupérer […] par retenues sur les prestations à venir, sauf si l’assuré […] rembourse […] ou accepte […] un échéancier […] ne pouvant excéder douze mois […]. Elle indique les voies et délais de recours. »
Concrètement, si vous réagissez dans les 20 jours pour demander une rectification, l’organisme ne peut pas enclencher des retenues automatiques. Ce point est clé, car votre demande interrompt le délai pour saisir la CRA, ce qui vous laisse le temps d’obtenir et de rassembler les justificatifs.
Extrait du Code de la sécurité sociale — article R133-9-2
« La demande de rectification […] interrompt le délai de saisine de la commission de recours amiable […]. »
Si, au terme de la phase contradictoire (ou après rejet), l’indu n’est pas réglé, l’organisme peut vous adresser une mise en demeure, dernier palier avant des mesures de recouvrement plus fermes.
Extrait du Code de la sécurité sociale — article R133-9-2
« À défaut de paiement […] le directeur de l’organisme créancier […] adresse […] une mise en demeure de payer dans le délai d’un mois […]. »
Autre point sensible : même si l’indu ne concerne pas telle ou telle prestation, la loi autorise, sous conditions, des retenues sur plusieurs prestations gérées par la CAF (si vous ne contestez pas et si vous n’optez pas pour un remboursement en une ou plusieurs fois dans les délais). Le texte suivant donne la liste des prestations qui peuvent servir de support à ces retenues.
Extrait du Code de l’action sociale et des familles — article L214-14
« […] l’organisme payeur peut procéder à la récupération de l’indu par retenues sur les échéances à venir dues au titre des prestations familiales […] de la prime d’activité […], du revenu de solidarité active […], de l’allocation aux adultes handicapés […] ainsi que […] des aides personnelles au logement […]. »
Cela signifie qu’en cas d’inaction, des sommes peuvent être prélevées directement sur vos versements à venir, y compris sur d’autres prestations. Là encore, contester en temps utile bloque ces retenues.
S’agissant des délais au-delà desquels l’organisme ne peut plus réclamer, ils varient selon les prestations. Le principe d’une prescription courte existe par exemple pour l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA).
Extrait du Code de la sécurité sociale — article L815-11
« Toute demande de remboursement de trop-perçu se prescrit par deux ans à compter de la date du paiement […] sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration. »
Deux enseignements pratiques en découlent. D’une part, vérifier la prescription peut clore le dossier. D’autre part, en l’absence de fraude, faites valoir votre bonne foi et votre situation financière : outre l’échéancier, vous pouvez solliciter, dans votre recours, une remise gracieuse (totale ou partielle) lorsque l’équité le commande. La commission de recours amiable est l’instance à saisir pour porter ces arguments.
Côté obligations de la CAF, retenez qu’elle doit motiver sa notification (nature, dates, motif, montant) et mentionner clairement vos voies et délais de recours. Côté risques, l’inaction ouvre la voie à des retenues automatiques sur vos prochaines prestations, puis à une mise en demeure avec un délai d’un mois pour payer.
C’est précisément là que notre outil fait la différence. Il identifie en quelques minutes les textes applicables à votre cas (procédure, délais, possibilités d’échéancier, prescription) et génère une mise en demeure personnalisée et fiable pour exiger la rectification des calculs, la suspension des retenues injustifiées et la prise en compte de votre demande d’échelonnement ou de remise.
Face à un trop-perçu réclamé par la CAF, ne restez pas seul ni passif. Le droit vous protège si vous agissez vite et dans la bonne forme. Demandez sans délai la rectification de la notification d’indu, faites valoir vos pièces, saisissez la commission de recours amiable si nécessaire, et sollicitez un échéancier ou une remise lorsque votre situation le justifie. À défaut, vous vous exposez à des retenues automatiques sur vos prestations et, à terme, à une mise en demeure.
Pour sécuriser chaque étape, notre outil combine une recherche juridique intelligente des textes applicables et la génération-envoi d’une mise en demeure claire, structurée et adaptée à votre situation. Cela vous fait gagner un temps précieux, renforce vos arguments et augmente vos chances d’obtenir la révision, l’étalement ou l’allégement de la dette. En matière d’indu, la réactivité et la précision juridique font toute la différence.