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Achat immobilier : vice caché, que faire ?

Logement & Immobilier
26 février 2026

I. La problématique

Vous venez d’acheter un logement et, après quelques semaines ou mois, un défaut sérieux apparaît: infiltration dissimulée, structure fragilisée, installation essentielle inutilisable. Vous ne l’aviez pas vu lors des visites et rien ne vous avait alerté. C’est typiquement ce qu’on appelle un vice caché: un défaut non apparent lors de l’achat, suffisamment grave pour rendre le bien impropre à son usage ou en diminuer très fortement l’utilité. Dans cette situation, la question est simple: comment faire valoir vos droits, vite et bien, sans vous perdre dans les textes juridiques?

Le temps et la preuve sont les deux nerfs de la guerre. Il faut distinguer ce qui était visible de ce qui ne l’était pas, qualifier juridiquement le défaut, et agir dans les bons délais. Une démarche claire et écrite auprès du vendeur est essentielle; elle ouvre la discussion, cadre vos demandes et interrompt utilement certaines contestations. C’est précisément là que notre outil vous fait gagner un temps précieux: une recherche juridique intelligente pour identifier immédiatement les textes applicables, puis la génération et l’envoi d’une mise en demeure personnalisée et fiable, afin de réclamer ce que la loi vous permet.


II. Ce que dit le droit

Le point de départ est la frontière entre défauts apparents et défauts cachés. La loi protège l’acheteur, mais elle ne couvre pas ce qu’il pouvait constater par lui-même au moment de la vente.

Article 1642 du Code civil

Le vendeur n'est pas tenu des vices apparents et dont l'acheteur a pu se convaincre lui-même.

Si le défaut est véritablement caché et suffisamment grave, le vendeur engage sa responsabilité. La portée de cette responsabilité dépend notamment de sa bonne ou mauvaise foi. Lorsque le vendeur connaissait le vice, l’indemnisation est renforcée.

Article 1645 du Code civil

Si le vendeur connaissait les vices de la chose, il est tenu, outre la restitution du prix qu'il en a reçu, de tous les dommages et intérêts envers l'acheteur.

À l’inverse, si le vendeur ignorait le vice, sa responsabilité demeure, mais elle est plus limitée, centrée sur le remboursement du prix et de certains frais liés à la vente.

Article 1646 du Code civil

Si le vendeur ignorait les vices de la chose, il ne sera tenu qu'à la restitution du prix, et à rembourser à l'acquéreur les frais occasionnés par la vente.

Le calendrier est déterminant. Le législateur fixe un délai bref pour agir à compter de la découverte du vice, sans quoi l’acheteur perd son action. Autrement dit, attendre, c’est prendre le risque de ne plus pouvoir rien réclamer.

Article 1648 du Code civil

L'action résultant des vices rédhibitoires doit être intentée par l'acquéreur dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice.

Si vous avez acheté un immeuble à construire (VEFA), une règle particulière protège contre les défauts de conformité ou vices apparents autour de la livraison. Le vendeur ne peut pas s’exonérer trop tôt de sa responsabilité, et la loi favorise la réparation rapide.

Article 1642-1 du Code civil

Le vendeur d'un immeuble à construire ne peut être déchargé, ni avant la réception des travaux, ni avant l'expiration d'un délai d'un mois après la prise de possession par l'acquéreur, des vices de construction ou des défauts de conformité alors apparents.
Il n'y aura pas lieu à résolution du contrat ou à diminution du prix si le vendeur s'oblige à réparer.

En pratique, vos droits s’articulent donc autour de trois axes: identifier si le défaut était apparent ou non lors de la vente; mettre en cause le vendeur par écrit de façon argumentée; et, si nécessaire, solliciter la restitution du prix, des dommages et intérêts en cas de mauvaise foi du vendeur, ou le remboursement des frais de vente lorsqu’il n’était pas informé du vice. L’enjeu est d’exposer clairement les faits, de citer les textes exacts et d’exiger, dans un délai précis, la solution adaptée. C’est précisément ce que notre outil facilite: il repère automatiquement les articles utiles et assemble une mise en demeure sur-mesure, juridiquement solide, que vous pouvez envoyer sans délai.


Conclusion

Un vice caché n’est pas une fatalité, mais il exige réactivité et méthode. La loi écarte la responsabilité du vendeur pour les défauts apparents, mais protège l’acheteur en cas de véritable vice caché, avec des conséquences financières importantes qui varient selon la connaissance du vendeur. Le risque majeur en cas d’inaction est la forclusion: passé deux ans à compter de la découverte du vice, votre action se ferme. En VEFA, la période entourant la réception et le premier mois de possession est également stratégique, la réparation étant privilégiée.

Pour agir efficacement, rassemblez les preuves, décrivez le défaut et formalisez vos demandes par écrit. Notre outil vous accompagne sur les deux points décisifs: une recherche juridique intelligente pour identifier immédiatement les textes applicables, puis la génération et l’envoi d’une mise en demeure personnalisée et fiable. Vous gagnez en clarté, en rapidité et en crédibilité, tout en sécurisant vos droits dans les délais.

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