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Accident en trottinette : qui paie, quelles assurances ?

Automobile & Transport
25 septembre 2026

I. La problématique

Un choc en trottinette, un piéton renversé ou un heurt avec une voiture : qui paie quoi, et quelle assurance intervient ? Les accidents impliquant des trottinettes électriques posent des questions immédiates. Beaucoup pensent qu’une simple « responsabilité civile » suffira toujours, ou qu’en cas de blessure « l’autre paiera ». La réalité juridique est plus nuancée.

Dès qu’une trottinette est impliquée, on se trouve très souvent dans le champ des accidents de la circulation avec un véhicule terrestre à moteur. Cela entraîne deux conséquences majeures : une assurance spécifique de responsabilité civile « véhicule » est obligatoire, et le régime d’indemnisation accéléré des victimes (souvent appelé « loi Badinter ») s’applique. Selon que vous êtes conducteur de la trottinette, piéton, cycliste ou automobiliste, vos droits ne sont pas identiques, et les délais pour agir sont stricts.

Notre outil vous aide à sécuriser ces étapes critiques. Il identifie en quelques minutes les textes applicables à votre cas et génère une mise en demeure personnalisée et juridiquement solide pour déclencher l’indemnisation, éviter l’inaction des assureurs et préserver vos droits, notamment face aux délais.


II. Ce que dit le droit

D’abord, une trottinette électrique est juridiquement un véhicule terrestre à moteur. Il existe donc une obligation d’assurance en responsabilité civile « véhicule ».

Extrait de l’Article L211-1 (Code des assurances) :

« Toute personne […] doit, pour faire circuler [un véhicule], être couverte par une assurance garantissant cette responsabilité […]. Pour l'application du présent article, on entend par “véhicule” tout véhicule terrestre à moteur, c'est-à-dire tout véhicule automoteur destiné à circuler sur le sol […]. »

Quand un accident de la circulation implique un tel véhicule, le régime protecteur des victimes s’applique. Les non-conducteurs (piétons, cyclistes, passagers) sont très largement indemnisés pour leurs blessures. Le conducteur, lui, peut voir son indemnisation réduite en cas de faute.

Extrait de la Loi n° 85-677 du 5 juillet 1985, art. 3 :

« Les victimes, hormis les conducteurs de véhicules terrestres à moteur, sont indemnisées des dommages résultant des atteintes à leur personne […] sans que puisse leur être opposée leur propre faute à l'exception de leur faute inexcusable si elle a été la cause exclusive de l'accident. »

Pour les dommages matériels (votre trottinette, votre téléphone, un pare-chocs), la faute joue pleinement.

Extrait de la Loi n° 85-677 du 5 juillet 1985, art. 5 :

« La faute, commise par la victime a pour effet de limiter ou d'exclure l'indemnisation des dommages aux biens qu'elle a subis. »

Côté délais, l’assureur doit répondre vite et faire une offre sérieuse, surtout en cas de blessure.

Extrait de l’Article L211-9 (Code des assurances) :

« […] l'assureur […] est tenu de présenter à la victime une offre d'indemnité […] dans le délai de trois mois à compter de la demande d'indemnisation […].
Une offre d'indemnité doit être faite à la victime qui a subi une atteinte à sa personne dans le délai maximum de huit mois à compter de l'accident. »

Les franchises, déchéances ou exclusions de garantie stipulées au contrat d’assurance ne peuvent pas être opposées à la victime.

Extrait de l’Article R211-13 (Code des assurances) :

« Ne sont pas opposables aux victimes ou à leurs ayants droit : […] les déchéances […] [et] les exclusions de garanties […]. Dans les cas susmentionnés, l'assureur procède au paiement de l'indemnité pour le compte du responsable. »

Si l’auteur est inconnu ou non assuré, vous pouvez saisir le Fonds de garantie. La demande doit respecter une forme et des justificatifs précis, et des délais stricts (notamment pour les dommages matériels).

Extrait de l’Article R421-13 (Code des assurances) :

« Les victimes […] doivent adresser au fonds de garantie leurs demandes d'indemnité par lettre recommandée […]. […] Les réclamants doivent également justifier soit que le responsable de l'accident n'a pu être identifié, soit qu'il n'est pas assuré […]. »

Extrait de l’Article R421-20 (Code des assurances) :

« […] toute victime de dommages aux biens doit […] adresser au fonds une déclaration […] dans le délai de six mois à compter du jour où la victime a eu connaissance de l'absence […] d'assurance […], et, au plus tard, dans le délai de douze mois à compter du jour de l'accident […]. »

Dans la procédure amiable, vous devez aussi répondre rapidement aux demandes d’informations, sous peine de retarder l’indemnisation. Et vous pouvez réclamer des intérêts en cas de retard de l’assureur.

Extraits de l’Article Annexe art. A211-11 (Code des assurances) :

« Vous devez répondre à toutes ces questions dans un délai de six semaines. Si vous tardez […] vous retardez l'indemnisation. »
« Vous pouvez réclamer des intérêts en cas de retard imputable à l'assureur. »

Si l’assureur ne répond pas dans un délai de trois mois après votre demande, un autre recours est ouvert.

Extrait de l’Article L424-2 (Code des assurances) :

« Les personnes lésées peuvent présenter une demande à l'organisme d'indemnisation […] si, dans un délai de trois mois […] l'entreprise d'assurance […] n'a pas donné de réponse motivée […]. »

Enfin, si la Sécurité sociale vous a versé des prestations, elle peut exercer un recours contre le responsable sur la part correspondante.

Extrait de l’Article L454-1 (Code de la sécurité sociale) :

« Les caisses […] sont tenues de servir à la victime […] les prestations […], sauf recours de leur part contre l'auteur responsable de l'accident […]. »

Pour transformer ces règles en résultat concret, notre outil vous guide pas à pas. Il identifie les articles précis applicables à votre cas (conducteur ou non-conducteur, dommages corporels et/ou matériels, responsable connu ou non), calcule les échéances, et formalise vos demandes. Surtout, il génère et envoie une mise en demeure personnalisée et fiable à l’assureur ou, le cas échéant, au Fonds de garantie, pour débloquer l’offre d’indemnisation et sécuriser vos droits.


Conclusion

En trottinette, l’assurance « véhicule » est obligatoire et le régime d’indemnisation des accidents de la circulation s’applique. Les non-conducteurs sont largement protégés pour leurs blessures ; le conducteur peut voir son indemnisation réduite en cas de faute ; pour les dégâts matériels, la faute est déterminante. Les délais sont serrés (réponse en trois mois, offre en huit mois en cas de blessure, et délais spécifiques si l’auteur est inconnu ou non assuré), et l’inaction peut faire perdre des droits, notamment pour les dommages matériels devant le Fonds de garantie. Utilisez notre outil pour identifier immédiatement les textes qui vous protègent et adresser une mise en demeure efficace : c’est la manière la plus rapide et la plus sûre de faire respecter vos droits et d’obtenir une indemnisation adaptée.

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