Vous avez été blessé au travail et votre employeur n’a pas déclaré l’accident. Résultat immédiat : l’accès au régime « accidents du travail » peut se trouver bloqué, alors même que vous en avez potentiellement le droit. La situation est d’autant plus déstabilisante que les démarches semblent floues et les délais anxiogènes. Bonne nouvelle : la loi vous permet de reprendre la main, et rapidement.
Deux points sont essentiels. D’abord, l’obligation de déclaration pèse d’abord sur l’employeur, mais vous n’êtes pas captif de son silence. Ensuite, une fois informée, la caisse (CPAM) doit instruire et respecter des délais. Autrement dit, vous pouvez faire reconnaître l’accident, faire partir l’enquête et, le cas échéant, contester.
Pour sécuriser et accélérer ces étapes, notre outil vous accompagne concrètement. Il réalise une recherche juridique intelligente qui identifie les textes exactement applicables à votre cas et génère une mise en demeure personnalisée et fiable pour rappeler les obligations de l’employeur et activer l’instruction auprès de la caisse. Vous disposez ainsi d’une base juridique solide et d’écrits structurés pour faire valoir vos droits sans attendre.
Le principe est clair : l’employeur doit déclarer l’accident. Mais la loi vous autorise à le faire vous-même si nécessaire, dans un délai qui vous protège.
En vertu du Code de la sécurité sociale, article L. 441-2 (intégralement cité) :
« L'employeur ou l'un de ses préposés doit déclarer tout accident dont il a eu connaissance à la caisse primaire d'assurance maladie dont relève la victime selon des modalités et dans un délai déterminés.
La déclaration à la caisse peut être faite par la victime ou ses représentants jusqu'à l'expiration de la deuxième année qui suit l'accident. »
Dès qu’elle est informée, la caisse doit diligenter les constatations utiles. C’est une obligation d’enquête.
Code de la sécurité sociale, article L. 441-3 :
« Dès qu'elle a eu connaissance d'un accident du travail par quelque moyen que ce soit, la caisse primaire d'assurance maladie est tenue de faire procéder aux constatations nécessaires. »
Cette instruction est encadrée par un délai court. À réception de la déclaration et du certificat médical initial, la caisse doit statuer ou enquêter dans les 30 jours.
Code de la sécurité sociale, article R. 441-7 :
« La caisse dispose d'un délai de trente jours francs […] pour soit statuer sur le caractère professionnel de l'accident, soit engager des investigations lorsqu'elle l'estime nécessaire ou lorsqu'elle a reçu des réserves motivées émises par l'employeur. »
Si la déclaration émane de la victime, la caisse en informe l’employeur, qui peut formuler des réserves dans un délai strict. Cette étape est importante pour comprendre et anticiper les arguments de l’autre partie.
Code de la sécurité sociale, article R. 441-6 :
« Lorsque la déclaration de l'accident émane de la victime […] un double de cette déclaration est envoyé par la caisse à l'employeur […] L'employeur dispose alors d'un délai de dix jours francs […] pour émettre […] des réserves motivées. »
Attention aux « inscriptions sur registre » utilisées pour des incidents mineurs. Elles ne remplacent la déclaration que dans un cas très limité et sous conditions. Et si des soins ou un arrêt de travail apparaissent ensuite, la déclaration à la caisse redevient obligatoire.
Code de la sécurité sociale, article L. 441-4 :
« L'employeur […] peut […] remplacer la déclaration des accidents n'entraînant ni arrêt de travail, ni soins médicaux par une inscription sur un registre […]
Lorsqu'un accident ayant fait l'objet d'une simple inscription sur un registre entraîne ultérieurement un arrêt de travail ou des soins médicaux, l'employeur est tenu d'adresser à la caisse primaire […] la déclaration prévue à l'article L. 441-2 […] »
Les accidents de trajet peuvent également être reconnus. Si votre employeur rechigne en arguant du lieu ou du moment, cette précision compte.
Code de la sécurité sociale, article L. 411-2 :
« Est également considéré comme accident du travail […] l'accident survenu […] pendant le trajet d'aller et de retour entre la résidence […] et le lieu du travail […] [ou] entre le lieu du travail et le […] lieu où le travailleur prend habituellement ses repas […]. »
Côté preuve, chacun doit établir les faits qu’il invoque. Conservez certificats, constatations, témoignages, et dates de vos échanges.
Code de procédure civile, article 9 :
« Il incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention. »
Enfin, ne perdez pas de vue que la reconnaissance de l’accident peut, dans certains cas, ouvrir la voie à une action pour faute inexcusable si les conditions légales sont réunies. La juridiction compétente tranche et les conséquences pour l’employeur sont lourdes.
Code de la sécurité sociale, article L. 452-4 :
« A défaut d'accord amiable […] il appartient à la juridiction de la sécurité sociale compétente […] d'en décider. […]
L'auteur de la faute inexcusable est responsable sur son patrimoine personnel des conséquences de celle-ci. »
Notre outil vous aide à cadrer précisément votre situation, identifier les textes applicables à citer, et adresser une mise en demeure personnalisée et fiable. Vous montrez ainsi que vous agissez dans les règles, et vous réduisez le risque d’inaction ou de retard injustifié.
Ne laissez pas un accident du travail non déclaré s’enliser. La loi vous protège doublement : vous pouvez déclarer vous-même dans les deux ans, et la caisse doit instruire rapidement. Plus vous attendez, plus la preuve se complique et plus vous vous exposez à des refus ou à des délais supplémentaires. En vous appuyant sur notre recherche juridique intelligente pour identifier les textes qui s’appliquent et sur une mise en demeure personnalisée et fiable pour formaliser vos demandes, vous enclenchez la reconnaissance de l’accident, vous sécurisez vos droits et vous gardez la maîtrise du calendrier. Agir vite, avec les bons fondements juridiques, fait toute la différence.